Compte rendu de la réunion des insoumis de Verrières

du 2 octobre 2020

Plusieurs points ont été abordés et fait l’objet de discussions.

1. Christian et Patrick font un compte rendu de la réunion de rentrée des insoumis de l’Essonne le 24 septembre à Athis-Mons. Près d’une centaine de participants (dont très peu de têtes connues), ce qui montrait la volonté de beaucoup d’insoumis de se retrouver et de refaire de la politique après cette période de confinement. Plusieurs interventions sur différents sujets (écologie, transports…) dont celle de Manuel Bompard, député européen insoumis, qui après avoir dressé un tableau général de la situation politique (crises sanitaire, économique et sociale) a évoqué les échéances électorales à venir et la façon dont la FI pouvait de positionner:

  • Les élections départementales et régionales qui auront lieu aux mêmes dates au printemps prochain et qui ne nous serons sans doute pas favorables compte tenu du risque de forte abstention ; des alliances et regroupements peuvent et doivent être envisagés.

  • Les élections présidentielle et législatives de 2022 où tout se joue, car c’est bien là que peut se déployer pleinement le programme de l’Avenir en Commun susceptible comme en 2017 de faire la différence en remobilisant l’électorat abstentionniste.

S’ensuivent des échanges à bâtons rompus sur ce dernier point. Comment écarter le risque mortifère d’un second tour Macron-Le Pen ? Appréciations diverses sur l’aptitude de J.L. Mélenchon à porter par sa candidature la parole programmatique de la FI et au-delà. Faut-il envisager ou non une autre candidature (celle d’E. Piolle, maire écolo et FI-compatible est évoquée). Risque d’une campagne soumise à des contraintes post-Covid, telles que l’interdiction de grands meetings qui avait fait le succès de la campagne de 2017, etc.

2. Exposé de Marie sur la porosité, voire la connivence, de plus en plus grande entre la haute fonction publique et les intérêts bien compris du secteur privé (grandes banques d’affaires, groupes industriels capitalistes, etc.) : voir le texte ci-joint qui fourmille d’exemples de passages vers le privé (« pantouflage ») de membres des grands corps administratifs et (de moins en moins) techniques de l’Etat issus de l’ENA ou de l’X. L’exemple vient d’en haut comme en témoigne la trajectoire d’E. Macron : inspecteur des finances, recruté par la banque Rotschild par le biais de ses relations avec J. Attali, président de la commission du même nom mise en place sous Sarkozy, nomination par F. Hollande comme ministre des finances, avec la suite que l’on connaît…

Ces allers-retours de plus en plus fréquents entre le « privé » et le « public » (qu’on ne parviendra bientôt plus à distinguer), vont de pair avec l’affaiblissement général de l’Etat et des services publics (privatisations) ou bien encore la réforme récente du statut de la fonction publique qui ouvre par exemple la voie aux « contrats de mission » permettant à des non-fonctionnaires d’occuper des postes importants dans la fonction publique (directeurs d’administrations centrales ou de grands établissements publics). Cette vague libérale touche également le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche : voir la LPPR (loi sur la programmation pluriannuelle de la recherche) votée récemment, qui permet de recruter des chercheurs en dehors de tout statut (universitaire, CNRS).

3. Prochain numéro du journal programmé d’ici la fin de l’année, en dépit des difficultés à en assurer la diffusion (pas de tractage sur les marchés possible). L’article principal portera sur la planification du déconfinement et de la bifurcation écologique (Patrick), complété par deux textes de Joëlle (signification des résultats électoraux au vu de l’abstention massive) et Patrick (accroissement des inégalités sociales pendant la crise sanitaire).

Prochaine réunion le :

Vendredi 20 novembre 2020, 20h30

avec un exposé de Marie sur la dette.

Patrick.